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Stephan van Vuren
Le chemin vers la catégorie certifiée

Avec le cadre réglementaire de l’EASA entré en vigueur le 1er janvier de cette année, les opérations UAS sont divisées en trois catégories. Alors que la plupart des opérateurs de drones se concentrent actuellement sur les catégories Ouverte et Spécifique, de nombreux fabricants et même certains opérateurs ont commencé leurs préparatifs en vue d’opérer dans la catégorie Certifiée.
À quoi ressemble la catégorie certifiée ?
Les opérations relevant de cette catégorie sont classées comme des vols sans pilote présentant le niveau de risque le plus élevé. Cette catégorie inclura donc toutes les opérations pour lesquelles le risque ne peut pas être atténué à un niveau acceptable au moyen de l’approche fondée sur le risque appliquée via le SORA dans la catégorie Spécifique. Ces vols comprennent par exemple les vols passagers, les vols au-dessus de rassemblements de personnes et les opérations UAS transportant des marchandises dangereuses. Ces opérations certifiées seront ensuite divisées en trois types d’opérations par l’EASA :
Vols internationaux avec des drones cargo certifiés effectués selon les règles de vol aux instruments, similaires aux vols cargo internationaux actuels.
Opérations dans un environnement urbain ou rural dans l’espace aérien U-Space, qui incluent des vols de fret ou de passagers.
Opérations de drones avec la présence d’un pilote à bord, comparables aux opérations mentionnées en #2. De plus, les opérations relevant des niveaux spécifiques d’assurance et d’intégrité (SAIL) V et VI de la catégorie Spécifique entreront dans cette catégorie.
Pour toutes les opérations mentionnées ci-dessus, la réglementation sera très similaire au cadre législatif actuel de l’aviation habitée. Alors, à quoi pouvons-nous nous attendre ?
Les drones, ou aéronefs électriques à décollage et atterrissage verticaux (eVTOL), auront toujours besoin d’un certificat de type et d’un certificat de navigabilité. En outre, l’opérateur aura besoin d’une approbation opérationnelle, et le pilote à distance aura besoin d’une licence de pilote. Mais la réglementation ne se limite pas à l’opérateur. Comme les opérations devront être facilitées par des aéroports pour drones, appelés vertiports, l’EASA définira également des exigences opérationnelles pour les installations de décollage et d’atterrissage.
Quelles sont les prochaines étapes ?
Tout d’abord, l’EASA publiera un avis qui couvrira les aspects de certification pour le type d’opération n°3 mentionné ci-dessus ; cet avis sera également applicable aux opérations UAS dans les catégories à haut risque (SAIL V et VI) au sein de la catégorie Spécifique. L’EASA prévoit de publier cet avis à la fin de 2022. Ensuite, un deuxième avis sera publié pour les types d’opérations n°1 et n°2, ce qui est attendu au début de 2024.
Il faudra donc un certain temps avant qu’un cadre réglementaire pour la mobilité aérienne urbaine entre en vigueur ; cependant, au troisième trimestre de 2025 (comme prévu par l’EASA), les réglementations relatives aux vols UAM sans pilote seront publiées et entreront en vigueur. D’ici là, nous devons valider le cas d’usage économique de l’UAM, la faisabilité technique et réfléchir à l’impact social que l’UAM aura sur notre société, et prendre les mesures nécessaires pour devenir opérationnels dans environ cinq ans.
Comment nous nous préparons pour la catégorie certifiée chez AirHub
Chez AirHub, nous améliorons toujours nos produits et services. Notre équipe de développeurs logiciels expérimentés travaille sur plusieurs intégrations afin de faciliter, dans un avenir proche, les opérations de la catégorie Certifiée dans notre Centre d’opérations drones. En collaboration avec notre partenaire Altitude Angel, par exemple, nous travaillons sur une intégration complète U-Space et UTM en Europe et aux États-Unis. En attendant, notre équipe de conseil acquiert déjà beaucoup d’expérience avec les opérations de drones dans la catégorie Spécifique et se prépare aux premiers vols UAM aux Pays-Bas dans le cadre du projet SESAR JU AMU-LED. Et en tant que chef de projet de la Dutch Drone Delta, nous travaillons à intégrer la mobilité aérienne urbaine comme une forme de mobilité positive, durable et acceptée, sociale, économique et environnementale, dans la société.